C'est un rêve et la fois des larmes. Des lames. M'autodétruire est devenu jouissif.
Mes hanches se déssinent, mes cernes se creusent.
Une cigarette, il est 2hoo. Le froid m'empeche de bouger, je suis tétanisée, la tête qui se balance au rythme de Cocorosie. Et tous les soirs c'est pareil, je saute dans mon lit, m'enfouit sous mes 5 couvertures. J'ai l'impression d'éttouffer, mais je me sens bien. Il manque une présence a coté de moi, je colle mes peluches contre mon dos. Je ne peux plus passer de nuits en étant seule. Je ferme les yeux, pense a un sourire figé. Mais rien n'y fait, la mélancolie s'est glissée dans draps, doucement elle entre en moi, s'accroche a mon coeur, a mes tripes. Cette fois ci je n'ai pas choisi l'oppression. Je prends un livre, je le dévore. En ayant fini je m'aperçois qu'elle est toujours la, qu'elle a grossi. Je prends un morceau de carton un stylo, et la thérapie commence, les larmes ne s'arreterons pas. Mon utopie dégouline, ma rage coule, mes rêves mes tortures s'enremelent. Et je m'arrete, vide, le regard violenté. Je tiens a peine sur mes jambes, j'ai la tête qui tourne, et un sifflement au loin, qui me rend dingue. Je marche pour fermer ma fenetre, essaye de réchauffer mes mains. Finallement je m'endormirai pendant deux heures contre mon radiateur. J'entends ma mere crier qu'il est 6h3o et que je vais etre en retard.
J'enfile un sourire desespéré, passe mes yeux sous l'eau froide et je pars.
Je tire ma révérance.
A la semaine prochaine.